VURMA Solo

MUSIQUE et CHANT TZIGANE

Les «vurma» sont des points de repères, un système de signes, un langage symbolique, de traces laissées par les tsiganes sur les routes afin de se retrouver entre eux.

La musique tzigane:
« Au départ, rien ne me destinait à jouer ou aimer cette musique. C’est Bratsch, le célèbre groupe français qui c’est arrêté en 2015, qui, comme beaucoup de musiciens de ma génération, m’a fait découvrir cette musique virtuose et émotionnelle. Après une période de tâtonnements et d’approximations, réalisant qu’il y avait dans cette musique des techniques qui ne pouvaient pas s’apprendre sans professeur, j’ai fait des stages auprès des maîtres du genre. D’abord en Bretagne auprès de Viorel Tajkuna, puis en Roumanie avec Mircéa Dobré et ensuite en Macédoine avec Vinko Stéfanov du Kocani Orkestar. En 2006, j’ai créé La Cie minuscule dont un des spectacles était un concert conté de musique tzigane qui s’appelait Le Ramdam Secret. Nous étions 6 sur scène et on peut dire que ça jouait ! Le spectacle c’est arrêté en même temps que la compagnie, en 2015 (comme Bratsch, pour qui nous avions bêtement loupé l’occasion de faire la première partie lors de leur passage à La Fabrique en mars 2012 à St Astier en Dordogne !) mais j’ai gardé ce répertoire et l’ai étoffé de quelques morceaux nouveaux, ainsi que d’anecdotes piochées dans mes lectures et mes voyages.

Affiche Vurma avec cadreWEB « Les chants sont essentiellement en roumain et romani. Les langues promènent un bagage musical et des particularités sonores étonnantes. Elles ramènent dans leurs filets les sédiments rythmique et mélodique accumulés au cours de siècles d’influences et de colorations géographique et ethnique. Les paroles racontent une vision singulière du monde marquée par la dure vie de ce peuple nomade toujours marginalisé de nos jours. »

Accordéon CL4

« Te khalion tai te shingerdjon tshe gada, hai tu te trais sastimasa tai voyasa»
Que tes vêtements se déchirent et tombent en loques, mais que ta santé soit bonne et que tes voeux soient exaucés.

«Ne me réveillez pas, laissez moi dormir, ne me réveillez pas, tant que le soleil n’est pas assez haut, pour passer par la fenêtre de la roulotte, ne me réveillez pas, Laissez-moi rêver à l’amour , amour, amour, amour… Laissez la bride sur le cheval, il sait où il va.»
Nie buditié, chanson tsigane russe.

Durée du concert, 1 heure 15 environ.
Techniquement autonome.

VURMA Trio

Après une période de concerts en solo, j’ai d’abord rencontré Rodrigue Maurand, contrebassiste qui c’est approprié le répertoire en quelques mois et est carrément allé se former auprès de Mircéa Dobré, un de mes maîtres. C’est Rodrigue qui m’a fait rencontrer Martin O’Sullivan, violoniste et tout de suite la magie à opéré. Martin à lui aussi appris le répertoire en quelques mois et malgré une vie professionnelle très chargée à su dès le début mettre son beau talent d’interprète et d’improvisateur au service de cette musique exigeante. Rodrigue comme Martin ont une qualité d’écoute exceptionnelle ce qui permet de faire des interprétations différentes à chaque concert, où la musicalité et l’émotion sont au premier plan. C’est un régal pour moi, mais certainement aussi pour le public.

Et puis il y a Robin Dietrich à la guitare manouche. C’est lui qui va progressivement remplacer Martin, en partance pour Bruxelles. Robin est un spécialiste du genre, il maitrise parfaitement le répertoire et ses spécificités car il était le guitariste du Ramdam Secret et est lui aussi allé se former en Roumanie avec les mêmes maîtres roms. Il joue ou a joué pour d’autres formations qui ont fait leurs preuves, « Les gosses de la rue », « Djano Lès », « Djamano »…

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Si vous désirez en savoir plus sur le concert, voici un lien vers le premier article parlant de VUMA Solo, écrit par Laura Sansot pour Art Péri’ Cité.

Téléchargements:      Dossier VURMA Solo       Affiche VURMA Solo      Affiche VURMA Trio

La végétation (arbres, buissons) de l’affiche à été dessinée par Nathalie Bas.

Ci-dessous, quelques unes de mes lectures sur le sujet:

  • TSIGANES, sur la route avec les Rom Lovara. De Jan Yoors. Ed. Phébus libretto.
  • N’ENTRE PAS DANS MON AME AVEC TES CHAUSSURES. De Paola Pigani. Ed. Liana Levi Piccolo.
  • GIPSY BLUES. De Jean Vautrin. Ed. Pocket.
  • ENTERREZ-MOI DEBOUT. De Isabel Fonseca. Ed. Albin Michel Latitudes.
  • ROUTES D’ANTAN. De Bronislawa Wajs (Papusa). Ed. L’Harmattan.
  • LA POUPEE DE MAMEGLIA. De Matéo Maximoff.
  • LES URSITORY. De Matéo Maximoff.
  • JE SUIS TZIGANE ET JE LE RESTE. De Anina Ciuciu.
  • PETITE ALLUME UN FEU. De Martin Smaus. Ed. des Syrtes.
  • ZOLI. De Colum McCann. Ed Belfond.
  • O PRIBJEHI, HISTOIRES. De Maga Borkovcova, Markéta Hajska et Vojtech Masek. Ed. ça et là.
  • MILLE ANS DE CONTES TSIGANES. Ed. Milan.
  • CONTES DES AGES TSIGANES. De Pascal Fauliot et Patrick Fischmann. Ed. Seuil.